01 avril 2013

Le livre du printemps

Poussée par une amie, l'éditrice Isabelle Laffont, Didier Decoin décrit dans son nouveau livre, Je vois des jardins partout, ses souvenirs et sa passion pour les fleurs, les arbres et ceux qui savent les cultiver. C'est là que son épouse intervient. Elle connaît le nom latin de chaque plante comme d'autres récitent les tables de multiplication. C'est avec elle, explique-t-il, qu'il part en compagnie de fous furieux, une bande surnommée la "Cinquième Saison", pour dévaliser les nurseries anglaises de plantes rares avant de prendre l'avion en essayant de glisser ces achats fragiles dans des valises bondées. Didier et Chantal sont tombés amoureux de ce coin du Cotentin, de la maison qu'ils occupent depuis trente ans et de son jardin de curé.  A défaut de donner de la binette et du sécateur, Didier récolte les idées : "Des lumières, des parfums, des sons que je vais glisser dans le chapitre que j'écrirai, que j'essaierai d'écrire, sitôt que j'aurai fini d'inspecter les pavots et les graminées", précise-t-il. L'homme est donc un rêveur qui va le nez en l'air et les mains dans les poches.

"Le toucher d'une écorce, le parfum d'une feuille froissée dans le creux de la main, le frisson d'un massif de graminées, la saveur poivrée d'une fleur, une plate-bande aux couleurs pétaradantes, ou, tout au contraire, la délicatesse inouïe d'un mixed border de fleurs blanches et de feuillages aussi chlorotiques que les lèvres de certaines pâles jeunes filles du siècle de Balzac, ne renseignent pas sur les dates d'une bataille, ni ne révèlent le nom des formenteurs d'un coup d'Etat, mais ils sont des vecteurs d'émotions incomparables - et que serait l'Histoire, la majuscule Histoire, sans nos émotions minuscules?

D'ailleurs, l'Histoire, on finit toujours par l'écrire sur le papier des arbres."

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30 mars 2013

Pull Céleste

Ce n'est plus vraiment un secret, ma couleur préférée c'est le bleu. Je veux dire par là vraiment toute la palette des bleus: du bleu layette au bleu de la mer de Bretagne en passant par le bleu des Caraïbes sans oublier le bleu roy.

C'est donc tout naturellement que je n'ai pas pu résister à la laine Phil Onde (si déjà ce n'est pas un appel au voyage) couleur indigo la dernière fois que je suis entrée chez Phildar. Une petite recherche plus tard dans mes stocks de modèles et je suis tombée en pamoison devant un petit pull très échancré, tout en jersey endroit et quelques côtes 1/1.

Les explications hyper faciles (en mode guidage GPS) ont fini de me séduire et je me suis lancée dans sa confection... C'est en arrivant aux coutures que je me suis rendu compte que l'encolure arrière bayait un peu (beaucoup même) et que Phiphi préconisait d'y remédier en relevant des mailles. Ok, pas de panique, je n'avais encore jamais eu affaire à ce genre de finitions, mais je n'allais pas me démonter pour si peu. J'ai donc pris mon courage à deux mains (et un crochet) et me suis attelé à cette opération chirurgicale. Il a fallut que je m'y reprenne à deux fois, mais j'y suis arrivée ( et j'en suis trop fière!).

A part cette petite nouveauté, rien de compliqué. Mon étourderie m'a néanmoins obligé à détricoter une bonne partie du pull: j'avais oublié de faire les augmentations pour les manches (ce qui aurait été très embêtant finalement). Ce petit oubli réparé, j'ai filé droit, vitesse grand V et le pull a été terminé en une semaine.

Modèle vintage Phildar (2008) - Laine Phil Onde couleur indigo - aiguilles 7 et 5 - crochet 4

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25 mars 2013

La vie en jaune

Au détour d'un chemin, dans un bois proche de chez mes parents, j'ai fait la rencontre des jolies demoiselles jaunes. Elle m'ont donné l'impression de germer ici et là comme des petits rayons de soleil dans ce dimanche brumeux et gris.

«J’errais solitaire comme un nuage Qui flotte au-dessus des vallées et des monts, Quand tout à coup, je vis une nuée, Une foule de jonquilles dorées ; À côté du lac, sous les branches, Battant des ailes et dansant sous la brise …J’en vis dix mille d’un coup d’œil, Agitant la tête en une danse enjouée … Un poète ne pouvait qu’être gai en une telle compagnie. Je les contemplais, les contemplais … Souvent, quand je m’allonge dans mon lit …Elles viennent illuminer ma vie intérieure Et mon cœur alors, s’emplit de plaisir Et danse avec les jonquilles. » ( The daffodils - William Wordsworth - traduction de Catherine Réault-Crosnier).

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23 mars 2013

La journée de la chine...

Samedi matin, 10 h 30. Je suis déjà devant les portes d'Emmaüs et il y a une bonne raison : aujourd'hui, c'est une vente spéciale mercerie.

Grâce aux dons des particuliers ou des fonds de stock de certaines boutiques, cette mercerie improbable propose des prix accessibles à tous. Pour vous donner une idée, je suis repartie avec un sac rempli de pelotes (une bonne vingtaine en tout) pour la modique somme de vingt euros. Bien sûr, il faut un peu jouer des coudes, ne pas être claustrophobe et avoir beaucoup de patience mais quel plaisir de fouiller, de plonger ses mains dans des caisses remplies de trésors, d'essayer de ne pas craquer pour toutes ces merveilles...

Dans la boutique, les matières foisonnent de toutes parts, l'envie de chiner est totalement irrépressible !

J'y ai passé ma matinée et en ressort comblée (laine, crochets, aiguilles à tricoter) !

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22 mars 2013

Du bleu sur mes aiguilles.

Ho, comme c'est surprenant du bleu! Etant donné que cette semaine encore le printemps n'a pas l'air de vouloir y mettre du sien pour nous réchauffer enfin, je me suis lancée dans le tricotage d'un nouveau bonnet bleu...

J'ai littéralement flashé sur le bonnet du Korrigan proposé par De rerum natura. Ce modèle se décline sous la forme de neuf diagrammes pour s'adapter à tous les tours de tête: du nouveau-né à la taille adulte. Trois types de fils et trois designs différents  (poitu, à pompon et à revers) sont proposés pour réchauffer les oreilles de toute la famille.

 

Pour ma part, j'ai craqué pour le modèle à revers auquel je pense ajouter un pompon par la suite. J'espère simplement que je ne serais pas hors saison le temps de le tricoter...

 

Et toujours sous la supervision de Flapie.

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12 mars 2013

J-9 avant le printemps, si si!

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Gilet Eléonore

Au début, il devait être beige... Tout beige.

Finalement, comme j'ai décidé qu'il fallait que je vide mon coffre à laines avant la prochaine virée chez Phildar, mon gilet est beige (en grande partie), grenat (un petit peu), rose (un chouïa) et violet (pour finir), en qualité Phildar Sport Laine. J'avais peur que ces trois couleurs, parce que très proches, ne soient pas mises en valeur.

D'ailleurs, au début, j'avais dans l'idée de ne faire qu'un petit liseret rose; mais le manque de laine se faisant cruellement sentir, j'ai revu ma stratégie. Je trouve que du coup le très basique GRR qui pousse comme un champignon sur la blogosphère, devient un peu plus original et donc unique, à ma façon (Modèle la Droguerie - Drôles et colorés mes accessoires).

En une semaine, le voilà fin prêt à être porté. Il ne manque plus que des températures plus clémentes pour l'arborer fièrement.

Prochaine étape, une virée à Emmaüs pour dégoter LA broche qui fermera mon gilet.

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07 mars 2013

Premier livre du mois de mars.

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous. No et moi - Delphine de Vigan

"Quand j’étais petite je voulais être un feu rouge, au plus grand carrefour, il me semblait qu’il n’y avait rien de plus digne, de plus respectable, régler la circulation, passer du rouge au vert et du vert au rouge pour protéger les gens. Quand j’étais petite je regardais ma mère se maquiller devant le miroir, je suivais ses gestes un à un, le crayon noir, le rimmel, le rouge sur les lèvres, je respirais son parfum, je ne savais pas que c’était si fragile, je ne savais pas que les choses peuvent s’arrêter, comme ça, et ne plus jamais revenir."

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28 février 2013

Le charme des liaisions

Trois couples, trois histoires d'amour et de haine... Le roman commence avec Catherine, dont le mari, Jean, a disparu sans explication, et qui espère son retour; Lorsque, un été, elle rencontre à l'île de Ré un inconnu vêtu de noir : Maxence, c'est le coup de foudre !

Toutes deux mariées, ses plus proches amies, Hélène et Béatrice, tentent de la mettre en garde contre un emballement aussi brusque...

En fait, chacune de son côté assiste à l'érosion de l'amour dans son couple et croit y échapper en entretenant des liaisons extraconjugales. Telle la passion, "l'amour pour toujours" qu'on s'est juré en se mariant est-il condamné à n'être qu'un feu de paille ?

Dans ce roman d'émotion et de charme, la romancière, Madeleine Chapsal, aborde la question capitale de l'amour tel qu'on le vit, tel qu'on le perd - et réussit à le réinventer.

Il n'y a pas que les plaisirs de bouche que Catherine conserve en mémoire : il y a ces purs moments de joie pour aller quérir quelque nourriture en forêt ou au potager et pour la savourer ensuite en compagnie de la cuisinière, ravie de faire aussi hautement plaisir ; avec un chien sous la table, un chat sur le manteau de la cheminée fixant la tablée de ses yeux jaunes et impénétrables; le repas ponctué des compliments de l'homme de la maison. Une satisfaction profonde qui lui a donné le sentiment - ineffaçable - que la vie peut être bonne. En certains lieux, à certaines heures, en dépit de tout.

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26 février 2013

Un week-end au bleu

Il parait qu'il fait toujours beau à Nice... J'ai voulu aller vérifier.
Ce qui est sûr c'est qu'il y fait bleu.

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