25 novembre 2013

So british!

Première rencontre avec Virginia Woolf. J'étais entrée dans la petite librairie "Les racines du vent". Je cherchais un  livre à lire pendant un week-end chez mes parents. "Je cherche un petit livre, dont l'histoire se situerait en Angleterre, au XIXème siècle peut-être" (je suis une dingue de la Grande-Bretagne à cette période, une droguée de Jane Eyre). "Connaissez-vous ceci?" et la libraire me tendit Mrs Dalloway. Je lus le livre en une après-midi, au coin du feu.

Le livre est le récit d'une journée de Clarissa Dalloway et, en même temps, d'une journée de Londres. Big Ben, la grande horloge, sonne les heures, découpant le Temps et les chapitres.

Mrs Dalloway, qui donne un bal ce soir, est descendue dans Bond Street pour acheter des fleurs. Virginia Woolf offre alors une fresque de la ville de Londres et de ses habitants: chacun des inconnus que frôle Mrs Dalloway nous étant soudain révélé, tel qu'il est, et mystérieusement uni aux autres. 

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Y a-t-il, pour un amateur de romans, joie plus grande que d'en trouver un qui soit original et humain? Virginia Woolf était un grand écrivain, mais elle devient, parmi les écrivains de notre temps, un de ceux que j'admire le plus et qui me touchent le plus profondément.

" Pour avoir vécu à Westminster - combien d'années déjà? plus de vingt - Clarissa était catégorique, on ressent, même au milieu de la circulation ou si l'on se réveille en pleine nuit, un calme particulier, une solennité; une pause impossible à décrire, une attente avant la sonnerie de Big Ben. Là! Elle retentissait. D'abord, musicale, pour prévenir. puis l'heure, irrévocable."

Posté par fedou à 08:52 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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