22 septembre 2014

Sur un air d'Opéra

" Vendello a posé le livre. tu es l'entre-deux, la note suspendue, l'équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es la dièse qui frôle le sol, un presque sol; tu es la défaillance retenue d'extrême justesse, tu es le bord de l'abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n'est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle et ne se confond pas. tu as l'incertitude. Tu es la note sensible."

Ils se voient de temps en temps, pour un apéritif, un concert à l'opéra, une galette des rois. Elle s'occupe de lui quand il tombe malade, et, lorsqu'elle perd sa grand-mère, se réfugie chez lui.

Mais Vendello se fait de plus en plus absent, lui parle sans cesse du chef Noureguiev… Elle se renseigne sur Noureguiev, visite les mêmes lieux que Vendello, et finit par découvrir son homosexualité. Déçue, se sentant trahie, elle se demande pourquoi il l'a laissée l'aimer…

Un récit très sensible, écrit avec une grande simplicité, qui avance à coups de menus événements, de petites touches, où rien n'est dit, mais tout est implicite.

note sensible

La note sensible, Valentine Goby.

" Le ciel était transparent. Il faisait jour. Au-dehors, les volets étaient encore fermés, les rideaux tirés, les stores baissés. Il n'entrait pas les fenêtres ni lumières, ni bruits. Les balcons étaient déserts, la cour vide [...]. Le plafond était silencieux, le couloir muet, les chambres . C'était dimanche".

Posté par fedou à 10:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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