08 août 2018

Avant d'aller dormir - S.J.Watson

Chaque matin, c'est le même effroi. La même surprise.
En se découvrant dans la glace, Christine a vieilli de vingt ans. Elle ne connaît ni cette maison, ni l'homme qui partage son lit.
Et chaque matin, Ben lui raconte. L'accident. L'amnésie...
Ensuite, Christine lit son journal, son seul secret. Et découvre les incohérences, les questions, tout ce qu'on lui cache chaque matin, posément. Peut-être pour son bien... Peut-être pas.

photo-49Ce livre est tout simplement fou d'originalité et de brio. Personnellement, j'ai soupçonné tout le monde, me suis approché de la vérité puis j'ai douté... Bref, ce roman m'a tenu en haleine tout au long de sa lecture. La construction est intelligente, le suspens perdure de la première à la dernière page. C'est un thriller haletant qu'on ne veut pas lâcher avant de connaître la vérité. Je pensais ne pas trop aimer les policiers, j'avais souvent du mal à accrocher. Ici, c'est tout le contraire; on a les sens en alertes, l'intrigue est rondement menée mais avec finesse. J'ai tout simplement dévoré le livre en trois jours: un vrai coup de coeur qui maltraite un peu nos méninges et mes les nerfs à rude épreuve. (D'ailleurs, j'ai vu qu'un film était sorti en 2014, je ne sais pas ce qu'il vaut mais souvent ça prouve la réussite du livre!)

" Que sommes nous d'autre que la somme de nos souvenirs?"

 

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18 juillet 2018

Ma vie de pingouin - Katarina Mazetti Editions Gaïa

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Vous rêvez d’une croisière de l’extrême ? Alors, c’est parti pour l’Antarctique !
Sur le navire, une globe-trotteuse septuagénaire répertorie les similitudes entre humains et animaux. Et elles ne manquent pas, grâce à une brochette de voyageurs bigarrés venus se frotter aux épaulards tueurs, albatros, pétrels et autres éléphants de mer.
En route pour le bout du monde, Tomas file vers son objectif ultime, en finir avec les tracasseries de la vie, seul sur la glace.
C’est compter sans les quelque quatre cent mille manchots royaux qui peuplent les lieux, et sans Wilma dont la bonne humeur inébranlable laisse croire que tout lui sourit.
Quoi de mieux pour réchauffer les coeurs en perdition qu’un iceberg, pour peu qu’il se retourne, révélant le pingouin qui sommeille en chacun ?

Sur ce bateau loin de tout, le microcosme est idéal pour les intrigues et les fines observations. Les langues se délient, et l'on accompagne tout ce beau monde en faisant leur connaissance pour notre plus grand plaisir. Wilma cache un énorme secret, Tomas va trouver une nouvelle flamme dans les immensités glacées, les anciennes amours se réchauffent, le mal de mer se soigne par l'amitié, les timides s'émancipent et les ornithologues amateurs observent...les complicités de voyage sont pleines d'anecdotes piquantes, et l'on sent presque un parfum de "la croisière s'amuse" version suédoise, charmante et rafraichissante.

La plume de Katarina Mazetti nous offre ici une joyeuse galerie de portraits, un message écologiste, une histoire colorée et drôle. Un roman frissonnant sur l'amour et l'amitié, et l'avenir de la planète.

"Tous les humains sont des icebergs. Il faut se souvenir que neuf dixièmes de nous sont invisibles sous la surface. C'est ce qui rend l'existence si intéressante."

" Son cœur est si vaste qu'il commence probablement au niveau de ses genoux pour se terminer à hauteur d'épaules."

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29 juin 2018

Dans la forêt - Jean Hegland editions Galmeister

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Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

"Dans la forêt" est la transcription du journal de Nellie, l'un des derniers liens qu'elle maintient avec sa vie d'avant, dont elle se détache peu à peu... La fin du monde tel que nous le connaissons ne survient ni dans une explosion apocalyptique, ni dans le chaos d'une guerre mondiale. C'est une extinction progressive, insidieuse, des attributs d'une modernité devenus tellement évidents qu'ils déterminent les besoins, les comportements et les désirs des hommes.

Si Eva et Nellie s'entêtent dans un premier temps à se préparer en vue du retour à une vie "normale", elles réalisent ensuite la vacuité de leurs espoirs, s'adaptant à leurs nouvelles conditions d'existence, nouant avec la forêt des liens de plus en plus intimes. Leur relation elle-même évolue, malgré les tensions ou le découragement qui la plombent parfois, vers une puissante et bouleversante union sororale.

Rompant avec le pessimisme souvent inhérent aux récits dont l'ambition est de nous projeter vers demain, Jean Hegland propose avec "Dans la forêt" un autre avenir possible, une alternative à l'illusion consistant à croire que l'accomplissement de l'humanité réside dans l'optimisation du progrès technologique et le développement des modes de communication.

Et si la fin était en réalité le début, la possibilité d'un retour à la vie que nous méritons, pour laquelle nous sommes réellement faits... ? Si elle était une deuxième chance qui nous est offerte de réapprendre à jouir sans les gâcher des ressources offertes par la nature, de redevenir ce que nous sommes vraiment, un élément parmi d'autres de ce grand tout qu'est notre environnement, de redécouvrir que l'épanouissement tient à la fois à beaucoup et peu de choses, mais en tous cas pas à ce qu'on veut nous faire croire, pas à la possession, pas à la domination... Si elle était l'occasion de réaliser qu'un être cher et une forêt suffisent... ?

"Petit à petit, la forêt que je parcours devient mienne, non parce que je la possède, mais parce que je finis par la connaître. Je la vois différemment maintenant. Je commence à saisir sa diversité – dans la forme des feuilles, l’organisation des pétales, le million de nuances de vert. Je commence à comprendre sa logique et à percevoir son mystère."

"C'est incroyable comme l'espoir plane tout prêt au-dessus du désespoir."

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30 avril 2018

La ferme du bout du monde - Sarah Vaughan

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Cornouailles, une ferme isolée en haut d'une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille... et ses secrets.

1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.

Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l a préparée à ce qu elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

C'est un roman qui vous plonge dans l'atmosphère des Cornouailles: on entend les vagues, on sent le vent et la pluie, on respire l'odeur de l'herbe et de la ferme... Je ne peux pas vous en dire plus car tout tient dans le suspens et plus on lit, plus on a envie de savoir, un dénouement qui n'intervient qu'à la toute dernière page!

Destinées prises dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale, enfant disparu, paysages envoûtants de la Cornouailles, La Ferme du bout du monde a tout pour séduire les lecteurs de L Île des oubliés, d'Une vie entre deux océans et de La Mémoire des embruns.

"Je déteste avoir du sable entre les orteils.
(...) : du sable entre les orteils, c'est justement ça la vraie vie, non ?"

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30 mars 2018

Lettres à Stella - Iona Grey

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À la nuit tombée, fuyant la violence de son compagnon, une jeune femme court dans les rues glacées de Londres. Jess n’a nulle part où aller. Surgissant dans une ruelle déserte, elle trouve refuge dans une maison abandonnée. Le lendemain matin, le facteur glisse une lettre mystérieuse par la porte. Incapable de résister à la tentation, Jess ne peut s’empêcher de la lire et se retrouve plongée dans une histoire d’amour d’un autre temps.

J'ai adoré ce roman qui malheureusement ne m'a duré que quatre petits jours. C'est un livre qui interroge sur l'amour, sur sa redécouverte et sa persistance, mais pas que! Le décor d'une Londres sous le Blitz et de nos jours m'a transporté. C'est l'histoire d'un amour absolu, sacrifié par la vie, le temps et l'époque. On y parle aussi énormément de bienveillance et de douceur...

Si vous aimez les romans historiques, d'amour, avec des secrets et un peu de suspens, courrez-y!

" Je t'ai promis un amour infini, à une époque où il m'était impossible de savoir si je survivrais une semaine de plus. Aujourd'hui, il semblerait que l'éternité touche à son terme. Pas un instant je n'ai cessé de t'aimer. J'ai essayé, pour ne pas perdre la raison, mais je n'ai jamais été près d'y parvenir, pas plus que je n'ai cessé un seul jour d’espérer."

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18 septembre 2017

La drôle de vie de Zelda Zonk - Laurence Peyrin

A la suite d'un grave accident de voiture, Hanna, une jeune Irlandaise à la vie rangée, se retrouve à l'hôpital. Pendant son séjour, elle va partager sa chambre avec une certaine Zelda Zonk, vieille dame de quatre-vingt-cinq ans, joyeuse et determinée. Très vite, une profonde amitié va naître entre ces deux femmes. Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d'emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c'est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant. Tout en menant l'enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marilyn, si elle a réussi à passer de la lumière à l'anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ? Une enquête savoureuse autour de Marilyn Monroe. Une grande histoire d'amour et d'amitié, émouvante et intense.

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Cependant, un bruit léger s'échappait de l'autre moitié de la pièce, qui disait que la vieille dame ne dormait pas plus qu'elle. Ce n'était pas une respiration, mais une sorte de glissement feutré qui s'étirait régulièrement. Un peu malgré elle, Hanna se sentit réagir à ce rythme familier. Son esprit embourbé dans la déprime poisseuse qui suit l'euphorie s'éveillait de nouveau: elle reconnaissait cette petite musique, c'était le feulement d'un fil que l'on tirait à travers une toile. Prenant des risques inconsidérés, Hanna bougea de quelques centimètres de son poste de soldat à l'affût. Son oeil subitement intéressé s'arrêta sur le tambour à broder, seul chose qui dépassât du rideau de séparation. Elle reconnut la déformation particulière du pouce de la brodeuse, et se dit qu'elle partagerait au moins cette crampe-là avec sa voisine inconnue.

Les minutes s'égrainèrent doucement. Apaisée, Hanna suivait le mouvement régulier des doigts tirant l'aiguille, le coton rouge dessinant des volutes sur la toile bise. A sa manière de passer les fils derrière l'ouvrage, elle sut que la vieille dame n'était pas une brodeuse de circonstance; c'était une experte, comme elle.

Le silence s'étala, percé régulièrement par l'aiguille et le fil qu'on tirait, de l'autre côté du rideau. La conversation ne débutait pas, chacune craignant probablement de déranger l'autre. Cela ne pourrait pas durer, se disait Hanna, et les convenances exigeaient que ce soit elle qui salue la première.

Mais peut-être veut-elle qu'on lui foute la paix... Ou peut-être qu'elle est autiste , comme toi, couillonne! Il était temps.

"C'est du point de croix ce que vous faites?" Hanna entendit le son de sa propre voix, avec l'impression d'avoir sauté dans un puits. Elle n'avait pas pu faire ça.

La main au-dessus du tambour suspendit son geste, il y eut un grincement de literie, et le rideau s'ouvrit sur des cheveux très blancs et des yeux très bleus. Un sourire.

"Oui, du point compté. Vous connaissez? 

Ce roman est une ode à la bonne humeur et à l'amitié. C'est un petit gâteau au beurre que l'on savoure sur fond de paysages irlandais. J'ai lu ce livre presque d'une traite tant l'intrigue est bien menée. Tout comme Hanna, on a envie de savoir, on s'attache aux personnages, on a presque l'impression de faire partie de la famille.

Et je viens de voir que ce roman connaît une suite: Hanna. Autant vous dire qu'il est déjà dans ma liste d'envies.

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04 janvier 2015

Un Noël blanc - Le réconfort de la mélancolie

Constance, atteinte d'un cancer incurable, refuse de mourir à l'hôpital et décide de passer ses derniers jours et son dernier Noël dans sa maison d'enfance à Dublin. Le courage tranquille de cette femme, son humour, son amour de la liberté qui lui fait refuser l'acharnement thérapeutique sonnent presque comme une victoire sinon sur la mort du moins sur la peur de mourir.

Elle a encore deux tâches à accomplir: terminer le livre qu'elle écrit pour apprendre la femme qu'elle a été et confier à son père la petite fille qu'elle avait voulu élever seule. 

Les moments présents se croisent et s'entremêlent avec les souvenirs du passés, dessinant ainsi une femme combattante et combative, sûre d'elle et pourtant tellement fragile, entourée et pourtant si seule.

Considérée comme l'un des meilleurs écrivains irlandais contemporains (et à juste titre au vu de ce roman) , Jennifer Johnston nous livre ici une oeuvre poignante, superbement écrite, une lumineuse réflexion sur la mort certes, mais bien au-delà, sur l'influence de nos choix, de nos décisions, sur le destin.

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" C'était toujours un évènement quand on apportait l'arbre de Noël à la maison. La fraîche odeur des aiguilles de pin dans les chambres qui sentaient l'hiver. La joie de sotir les guirlandes étincelantes des papiers de soie dans lesquels on les avaient enveloppées onze mois auparavant. La chaude odeur de la cire lorsque, pour la première fois, les petites bougies rouge et tire-bouchonnées scintillaient dans leurs supports dentelés. C'était presque mieux que Noël, qui, au fond, ne répondait jamais à l'attente de personne."

 

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22 septembre 2014

Sur un air d'Opéra

" Vendello a posé le livre. tu es l'entre-deux, la note suspendue, l'équilibre fragile. Tu es le vacillement qui contient la chute, tu es la dièse qui frôle le sol, un presque sol; tu es la défaillance retenue d'extrême justesse, tu es le bord de l'abîme. Tu es ce qui pourrait être et qui n'est pas, tu es un possible. Tu es cette note en mouvement obligé vers une autre, qui voudrait se confondre avec elle et ne se confond pas. tu as l'incertitude. Tu es la note sensible."

Ils se voient de temps en temps, pour un apéritif, un concert à l'opéra, une galette des rois. Elle s'occupe de lui quand il tombe malade, et, lorsqu'elle perd sa grand-mère, se réfugie chez lui.

Mais Vendello se fait de plus en plus absent, lui parle sans cesse du chef Noureguiev… Elle se renseigne sur Noureguiev, visite les mêmes lieux que Vendello, et finit par découvrir son homosexualité. Déçue, se sentant trahie, elle se demande pourquoi il l'a laissée l'aimer…

Un récit très sensible, écrit avec une grande simplicité, qui avance à coups de menus événements, de petites touches, où rien n'est dit, mais tout est implicite.

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La note sensible, Valentine Goby.

" Le ciel était transparent. Il faisait jour. Au-dehors, les volets étaient encore fermés, les rideaux tirés, les stores baissés. Il n'entrait pas les fenêtres ni lumières, ni bruits. Les balcons étaient déserts, la cour vide [...]. Le plafond était silencieux, le couloir muet, les chambres . C'était dimanche".

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10 juin 2014

En marche...

Il aura suffi d'une lettre - la lettre d'adieu d'une amie qui se meurt - pour jeter Harold Fry sur les routes d'Angleterre.

Quelques sous en poches, une paire de chaussures-bateau et l'espoir de la revoir une fois encore...

Cottage après cottage, bocage après bocage, Harold marche, persuadé que, tant qu'il avance, son amie vivra. Il marche et repense à sa vie. Mille kilomètres parcourus pour que le destin d'Harold Fry rejoigne celui de sa femme, son fils, son amie, et tous ceux qu'il croise sur sa route...

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" L'idée et la décision vinrent en même temps. C'était d'une simplicité désarmante. - Dites-lui qu'Harold Fry est en route. Elle a simplement à m'attendre. Parce que je vais la sauver, voyez-vous? Je vais continuer à marcher et elle, elle doit continuer à vivre. Vous lui direz?[...]

- Je pars maintenant. Tant que je marcherais, elle doit rester en vie. S'il vous plaît, dites-lui que cette fois, je ne la laisserais pas tomber."

 Un roman poignant mais pas larmoyant, drôle, irrespectueux à souhait, surprenant, provocateur; le parcours d'un Forest Gump septuagénaire à travers l'Angleterre en quête d'un nouveau souffle.

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22 janvier 2014

Un nouvel horizon

Mon premier livre de 2014 est un voyage au coeur de l'Histoire que l'on savoure avec ferveur.

Quand Honor Bright décide de franchir l'Atlantique pour accompagner, au coeur de l'Ohio, sa soeur promise à un Anglais récemment émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker: broderie, prière, silence.

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Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse: soumise pour 15 ans encore au régime de l'esclavage, traversée de toute sorte d'épidémies, torturée par une nature capricieuse, rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier.

Portrait intime de l'éclosion d'une jeune femme (qui va s'affranchir de sa discrétion et participer au "chemin de fer clandestin", un réseau d'aide aux esclaves en fuite vers les terres libres du Canada), fresque poignante sur la violence d'une époque, témoignage précieux sur les habitudes de 2 communautés méconnues - les quakers et les esclaves en fuite - La dernière fugitive confirme le talent et la parfaite maîtrise romanesque de l'auteur.

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